Une belle première saison !

Un grand bonjour à tous !

Je ne suis pas très assidue aux nouvelles…. je m’en excuse ! En voici donc des fraîches !

Je vous ai laissé la dernière fois avec l’apprentissage du chariot de traite. Peu de temps après tout le monde était bien motivé pour circuler dans cette remorque à toit !

J’ai encore trait à la main quelques temps puis je suis passée à la traite mécanique. Traite au bidon trayeur, la pompe à vide étant alimentée par un groupe électrogène. C’est bien plus bruyant, mais plus rapide pour les vaches et plus confortable pour moi. Une petite baisse de lait en fût la conséquence (moins stimulant que la traite à la main) mais je n’ai plus mal aux mains…

Après avoir stocké et affiné les premières tommes, voici les premiers marchés, à Laroque de Fa le vendredi soir et à Soulatgé le mercredi !

Le fromage a beaucoup plu aux amateurs, mais n’ayant que peu de lait, donc peu de fromage, je ne peux pas tenir le rythme de deux marchés par semaine. Je fais donc de longues pauses en attendant que le stock se reconstitue…

A ma dernière apparition sur les marchés j’ai aussi vendu de la viande … Et oui, c’est la contrepartie de la production laitière, pour avoir du lait, il faut que les vaches aient des petits… Tuba est donc parti à l’abattoir. Un moment difficile.

Puisqu’on est dans les nouvelles un peu « bof »… J’ai pris la décision de ne pas garder Jaquotte. Elle est trop dangereuse car peu encline à se laisser manipuler … Après avoir persévéré, j’ai dû arrêter de la traire. Elle ne se laissait plus toucher sans envoyer les pattes ! Courant septembre elle suivra donc le même chemin que le veau. C’est difficile mais garder un animal qui n’est pas serein et non manipulable est beaucoup trop dangereux pour moi et tous ceux qui auront à s’occuper du troupeau.

Bon voilà.

 

Revenons à des choses plus gaies ! C’est bientôt la fin de la saison de production. En effet le tarissement approche (arrêt de la traite), Mammouth, Aphyllante, Jaquotte, et Marguerite ont bien bossé quand même !

Je vous envoie quelques chiffres !!

Grosso modo, car il y a eu pas mal d’autoconsommation ( quand même…!) et de tests ratés….

Il y a eu environ 50 tommes de 2 kg vendues, comptez une quinzaine de plus (raté ou mangé) : ce qui représente 1300 litres de lait. Puis environ 500 litres de lait cru vendus. Environ 200 litres auto consommés et caillé raté !

On peut estimer qu’elles ont produit 2000 litres de lait. C’est peu, mais c’était leur première année de production. Il faut attendre la troisième lactation pour que la vache soit à sa réelle capacité de production. Je les ai peu complémentées (un peu d’orge à la traite) et je suis passée rapidement en mono traite. Rajoutez le tarissement précoce de Jaquotte, et je n’ai pas trait Marguerite avant le départ de Tuba. Ce chiffre correspond donc plutôt à la production de deux vaches sur à peine six mois.

Je traie encore Mammouth et Marguerite, tout n’est donc pas fini ! Je refais un dernier stock de tommes pour une dernière série de marchés en septembre et après c’est les vacances pour les vaches !

Elles auront pour cette première année un long repos car les mises bas n’arriveront qu’en avril ou mai prochain !

Allez parlons reproduction !

Comme vous l’aviez compris, pas de taureau (troupeau trop petit et gérer un taureau, je ne suis pas prête !). C’est donc par le biais de l’insémination artificielle que mes vaches vont avoir des petits !

L’association de protection de la race Ferrandaise, avec l’aide de l’Institut de l’élevage IDELE (ou l’inverse..), a édité un catalogue des taureaux dont les semences sont disponibles pour l’insémination.

Les caractères génétiques de chaque animal y est décrit. Ce qui permet de faire son choix.

J’ai donc choisi Ubu, un taureau Ferrandais taché noir et blanc, qui donne en général des veaux de petites tailles (pour ne pas reproduire les mise bas difficiles de cette année !) et dont les filles sont réputées bonnes laitières (j’espère beaucoup avoir des femelles cette fois).

Les vaches sont en chaleur toutes les trois semaines environ. Il faut donc attendre les signes pour chacune d’elle. Et lorsque c’est le bon jour pour l’une ou l’autre, téléphone ! L’inséminateur intervient dans la journée. C’est rapide et pour le moment efficace !

Les mises bas seront un peu plus tardives que prévu au printemps prochain car les semences ont mis du temps à arriver dans l’Aude…en effet ce n’est pas courant dans notre coin de faire appel à l’insémination et encore moins en Ferrandaise !

Mises bas en avril et mai, plutôt qu’en février et mars, la gestation de la vache est de 9 mois.

Mammouth, Aphyllante, Marguerite et …. Azalée (pour qui ce sera la première) vont donc tranquillement peaufiner leur progéniture jusque là.

Pour finir,

Les débuts ont été difficiles, il y a eu beaucoup d’apprentissage à faire pour moi comme pour les vaches en un temps très court. Nous avons fait petit à petit connaissance, et ce fut long pour moi d’apprivoiser ces grosses bêtes.

Aujourd’hui le plaisir est bel et bien là ! Et je crois qu’elles apprécient leur vachère !

J’en profite pour remercier chaleureusement tous ceux qui ont mis la main à la pâte et qui m’ont soutenue depuis le début de l’aventure !! Ce fut très important pour moi !

Un petit mot sur Cendre (le chien de troupeau), elle a aujourd’hui neuf mois et est hyper motivée !! elle a très envie de s’occuper des vaches mais c’est très brouillon… ! Nous allons prendre quelques cours et peut-être que ça ira mieux !